MON EXPÉRIENCE AVEC LE PARDON

MON EXPÉRIENCE AVEC LE PARDON

Aujourd’hui, je partage avec toi une expérience que j’ai vécu autour du pardon. C’était il y a 3 ans à quelques mois près et j’effectuais à ce moment là un travail de libération d’une relation affective toxique passée ( une passion destructrice du style je t’aime, moi non plus avec des disputes récurrentes, de la violence physique et verbale…) dans laquelle j’ai vécu énormément de situations de stress. Cela a laissé beaucoup de stigmates dans ma manière de fonctionner dans l’affectif ainsi que de nombreux mécanismes de défense que je travaille encore à défaire quand ils se réactivent. 

Pour mon travail de libération, je me suis aidée du livre Transformez votre vie et j’ai alors effectué différents exercices sur le pardon. Ils sont proposés dans le merveilleux ouvrage de Louise Hay aux pages 110, 111, 112 et 113.

 

Je précise que mon but était de me libérer de l’emprise qu’il avait eu sur moi pendant la relation et même les temps d’après. Ma démarche n’avait pour but ni de renouer le contact avec cette personne, ni même de provoquer sa mort ^^



J’ai commencé le travail le lundi, en réalisant tous les exercices. Une fois face à moi, face aux débris de cette histoire, j’ai pris conscience de la toxicité de cette relation à laquelle je m’étais accroché, j’ai réalisé à quel point nous nous étions entretenus dans nos souffrances et j’avais conservé énormément de colère, de, de rêves déçus et de peurs. (J’ai compris l’année suivante les blessures que sa présence dans ma vie venait faire résonner, dans cette vie et pas seulement) J’ai aussi pu mesurer à quel point je portais encore les fardeaux de cette période de ma vie et que cela entravait ma liberté d’être au quotidien. 

Je me suis souvenue que par le passé, à chaque fois qu’il m’était donné de le croiser, je ressentais à tous les coups une vive sensation de détresse au niveau du ventre, c’était ce cocktail émotionnel qui se réactivait. À ce moment là, je n’étais pas encore sur ce chemin et je n’avais pas conscience que c’était exactement ce que j’avais à libérer. 

Le mardi, j’ai répété les mêmes exercices, avec la même personne. Il m’était déjà plus facile de m’ouvrir au pardon, j’étais allégée de certaines de mes rancoeurs. Car tu sais comme moi qu’il ne suffit pas de vouloir pardonner pour que cela se passe à l’intérieur de nous. Parfois le mental qui raisonne tout bien te fera croire que tu as pardonné, alors qu’il n’en est rien. Le pardon est un chemin long et difficile, qui prend le temps qu’il prend, et c’est bien de se respecter en ça. 

Ça sert à rien de te mettre la pression pour pardonner, il est d’abord essentiel que tu libères tout ce qui te maintient dans la rancoeur et dans la colère, sinon ce sera impossible. Une fois que tu seras apaisé, le pardon pourra commencer son chemin pour se faire progressivement. 

 

Le petit truc qui pourra te permettre de savoir si tu as vraiment pardonné à l’autre, c’est que la vie te mette face à la personne. Ce que tu ressentiras à ce moment là t’indiquera si le pardon est effectif ou si tu as encore des choses à libérer pour y parvenir. Si tu ressens encore des émotions négatives, c’est que le travail est encore à faire. 

Le mercredi matin, j’effectue à nouveau les exercices. Je sens que des libérations se font dans mon énergie. Je me sens apaisée vis à vis de cette relation.  L’après-midi alors que je suis en voiture, (je profite souvent de mes trajets pour parler à l’univers à voix haute avec force et conviction ) je prononce plusieurs fois ces phrases : ” D. je te pardonne, je t’ai pardonné ! Je suis libre et tu es libre ! ”  

Le jeudi midi, j’apprenais son décès via les réseaux sociaux.
(oui, le truc de ouf ^^) Le choc pour moi. Hasard ou coïncidence ? Il y a longtemps déjà que je n’y crois plus et que je sais que tout est inter-relié dans l’univers et que nous sommes liés les uns aux autres. 

En fait c’était le double choc : ce que je pouvais ressentir physiquement dans mon corps, qui faisait des va et vient des pieds à la tête et je pensais au travail de pardon que j’avais effectué les jours d’avant et je t’avoue que j’étais complètement sonnée.  Sonnée par la douleur de la perte que j’ai ressenti comme un déchirement intérieur. Secouée par une empreinte de culpabilité, où je me souviens avoir eu cette pensée : ” mais si tu ne l’avais pas fait ? ” faisant allusion à mon travail de pardon.  Estomaquée par la puissance de ce lien qui venait de se défaire… grâce au pardon. Comme si, ce qui le retenait encore prisonnier, c’était ces liens entre nous. Et maintenant qu’ils étaient défait, son âme était libre et pouvait continuer son évolution dans d’autres plans.  

Mon travail de pardon s’est arrêté là. (j’avais au départ prévu de le faire sur une semaine) J’étais calmée et refroidie. J’ai mis du temps à intégrer tout ça, j’ai mis du temps à digérer tout ça, j’en ai peu parlé.

Forcément à ce moment là, une mémoire s’est cristallisée et à associé le pardon et la libération à la mort. Et forcément par la suite, j’ai eu peur de pardonner, en me disant que si je le faisais la personne pouvait mourir.  

Entre temps, la vie m’a mise à l’épreuve et m’a permise de travailler sur d’autres “Pardons” plus complexes. Je pense notamment au pardon envers ma mère et mon frère. J’ai à de (très) nombreuses reprises travaillé sur ces situations (profitant aussi des ateliers et des stages que j’anime).  Sur cette quête de pardon, j’ai également participé à un Cercle de Pardon en fin d’année 2018, qui a été une expérience très libératrice ! 

Petit à petit, j’ai réussi à faire sauter cette croyance que pardon = danger. 

Et puis, ces derniers temps la vie m’a ramenée à travailler sur cette relation. Hier, j’ai décidé de la traiter avec la Bio-énergie pour aller lever les mémoires émotionnelles et les niveaux de stress en profondeur. Ce fut une belle séance de libération. Ce matin au réveil, je me sens dans une énergie nouvelle. 

La semaine dernière en méditation, il m’avait été demandé de partager cette expérience avec toi. Je t’avoue que j’ai un peu hésité à ouvrir cet espace de ma vie, tant cette expérience est troublante.  Et puis c’est aujourd’hui, que je me sens plus légère et vraiment libre de le faire.

Ce que je ressens en clôturant ces lignes c’est une énergie de légèreté, douce et tendre qui enveloppe et qui rassure. Comme si quelqu’un était juste là, dans la joie, que je m’autorise enfin à mettre des mots sur tout ça !

J’en profite pour te demander où tu en es avec le pardon dans ta vie ?  N’hésite pas à partager ton expérience en commentaire.

Je te remercie de m’avoir lu et je te dis à bientôt pour de nouvelles aventures !

 

 

     

 

Pour aller plus loin : 

Se pardonner avec Ho’oponopono 
Les bonhommes allumettes : couper les liens toxiques 
Les mémoires utérines 
Ces mémoires qui nous freinent 

 


 
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